Par Assunta Ottone
Lorsque nous choisissons la voie qui mène à la sérénité, nous travaillons à l’amélioration de soi.
Nous cultivons des qualités telles que la générosité, la patience, la compassion, la bonté, l’indulgence, la compréhension, le pardon…
Cela exige des efforts non seulement parce que ce n’est pas toujours aisé d’être constant, mais encore, car nous sommes souvent exposés à des gens qui parfois n’ont aucun scrupule à profiter de la situation voire à tenter votre démolition au bulldozer.
Il se peut également que nous soyons confrontés à l’inattention, à l’hypocrisie, au mensonge, au manque de considération, à l’indélicatesse, à la méfiance, peut-être même à une certaine négligence…
Subséquemment, nous avons cette tendance à penser : quel(le) imbécile je fais !
Je suis un(e) faible. Je suis naïf(ve). Je n’aurais pas dû…, je suis trop gentil(le), trop à l’écoute, trop ceci et trop cela…, la prochaine fois, je ne me « foulerai » pas et je ferai pareil que tout le monde, je rentrerai dedans…
STOP !
N’allez pas plus loin. Ceci est une déduction des plus erronées. Ce type de comportement vous a fait souffrir ?
Alors, pleurez, courrez, crier (dans la nature svp) ou tapez dans un punching-ball si vous préférez mais écartez de vous ces mauvaises pensées.
Car, dans ce cas de figure, si vous souffrez, alors c’est bon signe !
Oui oui, j’entends bien les argggrrrr… dans la foule mais je m’explique.
Bien sûr que c’est désagréable de souffrir !
Je suis bien placée pour le savoir, croyez-moi !
Bien sûr que perdre ses illusions peut faire mal mais ce type de souffrance est aussi un signe qui peut être utilisé de manière constructive dès lors que nous en appelons à notre intelligence. Car cet état d’être ne nous empêche aucunement de réfléchir et ceci prouve, encore une fois, que la souffrance est dissociable de l’esprit.
Souvenez-vous : c’est notre état d’esprit qui est déterminant pour dépasser les évènements.
La douleur est une manifestation de quelque chose qui réside en nous comme la peur par exemple. Car on ne souffre par pour rien n’est-ce pas!
On peut souffrir parce que l’on ne sent incompris, rejeté ou que l’on attendait quelque chose de l’autre, ou encore quand l’autre porte sur nous un mauvais jugement…
Aussi, il est important de ne pas se laisser absorber et essayer d’identifier la source en examinant profondément ce qui nous blessé dans le comportement de l’autre. Nous devons chercher à appréhender d’où provient ce que nous ressentons en se posant ce genre de questions :
Qu’attendais-je de cette personne ?
Qu’est-ce qui m’a déçu ?…
Identifions, excavons… et Ô surprise, la prise de conscience se fait imminente !
Dès que l’on aperçoit qu’elle était là, bien enfouie, la peur, la faiblesse, la fausse croyance, nous pouvons dès lors travailler à sa suppression.
Je vous garantis qu’avec un pareil travail, nous gagnons en discernement quant à nos attentes, nos fausses perceptions, nos travers, en bref tout ce qui nous voile la face et nous freine, et qu’ainsi nous parvenons, pas à pas, à plus de lucidité.
Et quoiqu’il arrive, dites-vous bien que jamais nous n’avons tort d’être généreux, compatissants, bons… car ce n’est pas un tort que de s’évertuer à parfaire ces qualités. Bien au contraire !
Laissez-les parler ceux qui disent : tu t’es fait « plumer » ou encore « trop bon, trop… ».
Si votre recherche tend vers ce bonheur que nous décrivons, cette paix, cet équilibre, alors persévérez et vous ne serez même pas surpris de constater tout ce que vous y aurez gagné.
« Notre grande Conscience est au-delà des notions de souffrance, puisqu’elle sait que tout cela n’est que théâtre. Il est probable qu’elle agisse avant tout pour l’évolution du Tout, indépendamment des restrictions de l’Ego… Ce serait en tout cas une belle idée : nous serions à l’école de la vie ; et c’est nous qui y donnons les cours ! » Olivier Lockert.
« Toute douleur qui n’aide personne est absurde » André Malraux.